Comment trouver un éditeur ?

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vais essayer d’apporter quelques éléments de réponse à une question que l’on me pose très souvent : comment trouver un éditeur ?

Ce ne sera pas exhaustif, mais je partage ici avec vous les grandes lignes de ce qui a fonctionné pour moi.

Le maître-mot, à mon avis, est la pluralité des abords. Le temps où l’on se contentait d’imprimer religieusement son manuscrit avant de l’envoyer à des maisons d’édition puis d’attendre, des mois durant, une réponse dans sa boîte aux lettres (réponse qui, pour certains éditeurs, n’arrive jamais), est révolu !

Vous pouvez, certes, poster des manuscrits papier si vous le souhaitez – et je vous le conseille, en tenant compte des lignes éditoriales – mais il est primordial de ne pas en rester là.

Je parle en connaissance de cause, puisque c’est ainsi que j’ai commencé : j’ai adressé une dizaine d’exemplaires de « La génération spontanée des grumeaux » à des éditeurs, et j’ai reçu en retour une liasse de lettres de refus, standards le plus souvent. L’une de ces réponses était encourageante, mais la satisfaction que j’en ai retirée était sans commune mesure avec celle éprouvée suite à ma participation au Prix Nouveau Talent.

J’en viens ici au premier axe : les concours d’écriture. Concours de nouvelles, concours de romans, vous avez l’embarras du choix.

Je peux vous parler ici de mon expérience : je n’imaginais pas combien les concours pouvaient être des ressources précieuses pour les aspirants écrivains, mais je l’ai découvert au fil de mon parcours. C’est le Prix Nouveau Talent qui m’a mis un pied à l’étrier. Même si j’ai terminé à la seconde place en 2015 (seule la lauréate, Clélie Avit, a été publiée), ce concours m’a donné confiance en ce que j’écrivais, il a fait office de première « carte de visite » en autoédition, il m’a permis de rencontrer des lecteurs, des auteurs – entre autres, le président du jury, Bruno Tessarech – et des éditeurs, notamment Laurent Laffont, des éditions Lattès. Je n’oublierai jamais ce moment où tous deux m’ont dit : « Continuez ! Ecrivez un second roman ! ».

C’est ensuite le concours de nouvelles « Sur un malentendu », organisé par les éditions J’ai Lu, qui m’a permis de trouver un éditeur pour « Plus que toute autre chose », alors qu’Albin Michel avait refusé ce manuscrit.

Vous n’aurez jamais connaissance par avance des retombées possibles d’un concours d’écriture pour votre future carrière, mais une chose est sûre : vous n’avez rien à perdre. Même si vous ne gagnez pas, vous aurez acquis de l’expérience, vous pourrez être fier(e) du travail accompli et votre réseau relationnel s’étoffera.

Le Mazarine Book Day, speed dating éditorial, constitue aussi une belle opportunité. Je vous recommande chaudement d’y participer, lorsqu’il sera de retour.

L’auto-édition me parait ensuite un passage incontournable. Autoéditer votre roman ne vous empêche pas de l’envoyer à des éditeurs par la poste, en parallèle. Ce sont deux démarches qui se complètent.

Vous pouvez choisir d’accorder l’exclusivité de votre texte à Amazon KDP (ce que j’ai fait, pour ma part), ce qui confère des avantages sur cette plateforme, ou bien diversifier les sites de publication numérique.

Voici quelques principes importants en auto-édition :
– Parler de votre livre à votre entourage dès le début, essayer d’obtenir quelques ventes initiales par ce biais-là. Cela semble facile à première vue, mais dans mon expérience, ce n’est pas si simple. Il faut vraiment expliquer à vos proches l’importance que ces premières ventes ont pour vous : ce sont elles qui font monter le livre dans les classements, permettant qu’il soit vu par un plus grand nombre de lecteurs.
Il faut aussi leur demander de poster un commentaire positif s’ils ont apprécié votre texte, car les lecteurs se basent là-dessus pour choisir votre livre (pas besoin d’avoir 50 commentaires dès le début, 2 ou 3 bons commentaires suffisent pour démarrer…).

– Si vous ne publiez que sur Amazon et pas sur d’autres plateformes, je vous conseille fortement de choisir l’exclusivité “KDP Select”, qui référence votre livre dans la bibliothèque d’emprunt pour les abonnés Kindle Unlimited. Chaque emprunt compte comme une vente et vous aide à monter dans les classements. Par ailleurs, si votre livre fait un bon démarrage, il peut être sélectionné par le service commercial de KDP pour une “Offre éclair du jour”, ce qui lui donne une grande visibilité (c’est Amazon qui vous contacte pour cela s’ils choisissent votre roman, mais il faut avoir choisi KDP select).

– Soignez la couverture, le titre et le résumé en quatrième de couverture. Il faut accrocher votre lecteur, susciter sa curiosité, lui donner envie d’en savoir plus.

– Il existe plein de blogs et de livres intéressants, notamment ceux de Jacques Vandroux, sur le sujet (« Grimpez vers le top 100 » est très exhaustif).

– Demandez à des blogueurs qui lisent de l’autoédition, dans le genre de votre roman, s’ils acceptent de consacrer une chronique à votre livre, en échange d’un exemplaire gratuit.
Une liste des blogueurs ouverts à l’autoédition :
http://alanspade.blogspot.fr/2016/01/la-liste-des-sites-et-blogs-ouverts.html

– Les réseaux sociaux peuvent être très utiles, si l’on dispose déjà d’un réseau, ou qu’on travaille à le créer en postant du contenu.


A propos de Librinova : Mon ami, l’auteur Paul Ivoire, est passé par Librinova pour son livre « à chacun son rêve » (il est édité chez Anne Carrière grâce à cela). C’est, à mon avis, une très bonne idée au vu de la croissance actuelle de cette agence. Si je démarrais ma carrière de zéro aujourd’hui, je pense que j’autoéditerais mon premier roman via Librinova, avec l’idée de souscrire à leur programme d’agent d’auteurs en cas de succès. C’est une option que je n’envisageais pas au début de mon parcours, mais à propos de laquelle j’ai changé d’avis. J’ai un agent littéraire (http://www.sfaal.fr/) depuis quelques mois, et je suis très heureuse d’avoir sauté le pas. Je pourrai vous en parler dans un prochain article si cela vous intéresse.

Lorsque masques, charges virales et autres flacons de gel hydroalcoolique ne seront plus que de mauvais souvenirs, n’hésitez pas à fréquenter des salons du livre. L’occasion de faire de belles rencontres, d’enrichir votre réseau.

Certaines maisons d’édition (notamment Fleuve, Michel Lafon…) disposent d’un service manuscrit en ligne ou par email. Vous pouvez ainsi soumettre facilement votre livre en quelques clics.

Et surtout : persévérez ! Continuez d’écrire ! Parfois le premier roman est un galop d’essai, le livre qui vous lance dans l’aventure même s’il n’est, au final, pas publié. Ce fut mon cas, avec « la génération spontanée des grumeaux ». En écrivant, vous acquérez de l’expérience. Vous développez votre style, votre technique narrative, vous vous améliorez. Construisez votre univers, cette ambiance qui vous est propre est que vos lecteurs recherchent lorsqu’ils ouvrent vos ouvrages.

Ne vous découragez pas. L’échec est partie prenante de la réussite. Là aussi, je parle en connaissance de cause, puisque j’ai essuyé pas mal de déconvenues : une seconde place au Prix Nouveau Talent 2015, l’annulation du Prix Nouveau Talent alors que je venais de passer 6 mois à écrire un roman pour ce concours (« le début des haricots »… qui s’est finalement vendu à 20.000 exemplaires sur Amazon), le refus de « Plus que toute autre chose » par Albin Michel, l’échec en phase finale du Mazarine Book Day, et j’en passe.

Ces difficultés peuvent se transmuer en opportunités. Elles sont toujours riches d’enseignements.

Pour aller plus loin, j’aime beaucoup ce qu’en dit David Laroche, il résume bien les choses à ce propos :

A regarder pour un petit shoot de motivation !

Voilà pour aujourd’hui !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, en commentaire, sur Facebook ou Instagram.

Quelle est votre expérience dans ce domaine, avez-vous d’autres pistes, des tuyaux sur le sujet ?

Quels autres thèmes voudriez-vous me voir aborder ?

À très bientôt !

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