Le vrai problème avec la motivation en écriture

À ce sujet, on imagine souvent que pour écrire un roman, le premier moteur est la motivation. Autrement dit, notre capacité à rester en contact avec “les raisons, les intérêts, les éléments qui nous poussent dans l’action” (dixit le petit Larousse).

On se figure que ceux qui arrivent jusqu’au point final réussissent car ils ont maintenu jusqu’au bout l’état d’esprit des bonnes résolutions de janvier.

Les jours sans arrivent à tout le monde

En réalité, nous avons tous nos moments de découragements, d’énergie basse. Des jours sans. Des périodes où la motivation n’est pas vraiment au rendez-vous. Et ce qui peut nous aider dans ces phases-là, ce sont d’autres éléments : la persévérance (j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler, un petit rattrapage est disponible ici si vous avez raté l’e-mail sur ce thème), et l’habitude d’écrire.

J’utilise le mot “habitude” au sens large j’y mets l’idée de faire de la place dans notre vie pour l’écriture, de prévoir des créneaux pour avancer, se donner des rendez-vous dans notre emploi du temps, d’instaurer des stratégies (prise de notes, utilisation des temps de trajet, etc.) pour maintenir notre projet sur le feu.

Ça peut être une routine précise et répétitive (écrire tous les matins par exemple, le fameux miracle morning, que je serais incapable de pratiquer, pour ma part) mais ça peut être plus désordonné, à notre goût.

Une charpente plutôt que l’humeur du moment

L’idée est de construire une charpente fixe dans notre quotidien, sur laquelle s’appuyer pour écrire, plutôt que compter uniquement sur la motivation qui est une humeur, dépendante de nos états émotionnels, physiques, psychologiques.

Les jours sans, nous pourrons être soutenu(e) par cette structure, cette place laissée d’office à l’écriture dans notre emploi du temps. Et les jours avec, il nous sera facile de greffer de l’enthousiasme sur cette charpente.

Deux leviers pour nourrir l’enthousiasme

Pour donner un coup de pouce à l’enthousiasme, deux éléments peuvent d’ailleurs nous aider :

écrire sur ce que nous aimons, ce qui qui nous fait vibrer. Quand le thème de notre roman nous tient vraiment à cœur, que nous cherchons à transmettre un message ou des valeurs, le processus d’écriture est plaisant.

écrire sur ce que nous connaissons bien. Quand on connaît ce sur quoi l’on écrit, on a moins l’angoisse de la page blanche. Si vous ne connaissez rien au polar, que vous n’avez jamais vu de série policière, que vous ignorez tout des codes du genre littéraire, il n’est peut-être pas très judicieux de vous lancer dans la rédaction d’un polar de 400 pages pour votre premier roman.


Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.