5 questions à Sophie Tal Men

Nouvel épisode des 5 questions à un(e) auteur(e) !

Aujourd’hui c’est la talentueuse Sophie Tal Men qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu !

Figure du roman feel-good en France, neurologue, écrivain (répérée initialement en auto-édition), elle est l’auteure de 6 best-sellers parus aux éditions Albin Michel.

✨Qu’est-ce qui te pousse à écrire ?

Je pense qu’il y a deux choses : sur un plan personnel, c’est le bien que ça me procure, d’évacuer les émotions de la journée. Certains méditent, moi j’écris, c’est ma soupape de décompression.

La deuxième chose, ce sont tous les sujets que mon métier de neurologue m’apporte, ces rencontres de nombreux destins, cette vision du corps, de la maladie, de la mort que me donne mon métier. Ce sont tous ces aspects que j’ai envie d’aborder.  

✨Quelles sont tes routines d’écriture ?

J’écris le soir, quand mes enfants sont couchés, vers 21h, jusqu’à 23h30, du lundi au vendredi. Je n’écris pas en vacances. J’écris pour décompresser et retrouver mes personnages, c’est toujours une écriture plaisir. 

✨Quels liens fais-tu entre la médecine et l’écriture ?

Chaque activité nourrit l’autre. Je n’écrirais pas ce que j’écris si je n’étais pas médecin, et l’écriture me rend plus zen et me donne du recul par rapport à mon métier. 

Être médecin me donne un regard particulier sur les gens qui m’entourent, sur les relations humaines, et notamment en neurologie sur le fonctionnement de nos émotions. 

Dans « Là où le bonheur se respire », je parle beaucoup du pouvoir de l’odorat sur les sens, la mémoire, et je pense que je n’en aurais pas parlé autant si je n’étais pas neurologue.

✨Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un écrivain débutant ?

De croire à son projet, de ne pas baisser les bras, d’envoyer son texte aux maisons d’édition et s’il/elle n’a pas de réponse, de tenter comme moi une plateforme d’auto-édition. De se faire un réseau aussi, avec les liens sociaux, avec les auteurs, les lecteurs.

✨Quelle est ton actualité littéraire ?

Mon dernier livre,  « Là où le bonheur se respire » est sorti en mars dernier. Il se passe à Ouessant et je m’y intéresse beaucoup au pouvoir des odeurs sur la mémoire, nos émotions.
Actuellement je finis la rédaction d’un prochain roman qui sortira en mars 2022, toujours chez Albin Michel, avec cet esprit saga qui me tient à coeur : des histoires en parallèle, où mes lecteurs qui me connaissent déjà reconnaissent des personnages de mes précédents romans.
 
Merci beaucoup Sophie pour ces réponses inspirantes !

fannygayralauteur✨Quelle est ton actualité littéraire ?
Mon dernier livre,  « Là où le bonheur se respire » est sorti en mars dernier. Il se passe à Ouessant et je m’y intéresse beaucoup au pouvoir des odeurs sur la mémoire, nos émotions.
Actuellement je finis la rédaction d’un prochain roman qui sortira en mars 2022, toujours chez Albin Michel, avec cet esprit saga qui me tient à coeur : des histoires en parallèle, où mes lecteurs qui me connaissent déjà reconnaissent des personnages de mes précédents romans.
 
Merci beaucoup Sophie pour ces réponses inspirantes ! 😘

Psychogénéalogie pour les personnages de roman

Ah la famille !

Au cours de ma formation à la psychothérapie, j’ai assisté à un séminaire de psychogénéalogie et sociologie clinique, animé par le célèbre sociologue Vincent de Gauléjac.

L’un des ateliers consistait à retracer notre histoire familiale à l’aide d’un arbre généalogique, mentionnant les proches que nous connaissons ou avons connus, ainsi que les personnes marquantes au sein de nos « romans familiaux ».

Rien de très original à première vue, me direz-vous.

Mais nous ne nous sommes pas bornés à noter les noms, prénoms et dates de naissance de nos proches.

Il fallait aller plus loin.

Nous devions préciser, dans la mesure du possible, pour chacun d’entre eux :

– la catégorie socioprofessionnelle

– le capital économique

– le capital culturel (études, diplômes)

– les idées politiques et religieuses

– les valeurs

– les secrets

– les signes particuliers de nos ascendants et descendants.

L’idée était de ne pas raisonner en termes de solutions, mais d’identifier les contradictions en présence.

Ceci afin d’analyser les formes par lesquelles l’histoire familiale est toujours agissante dans notre propre histoire, et de comprendre nos destinations.

Au moment des échanges en groupe, j’ai été frappée par une chose à laquelle je n’avais jamais vraiment prêté attention auparavant : l’hétérogénéité de structure d’un arbre généalogique à l’autre.

Certains d’entre eux étaient très foisonnants, avec de multiples branches lisses, formant un clan très soudé. D’autres étaient peu fournis, émaillés de multiples ruptures (conjugales, affectives, familiales, professionnelles, etc.).

Les valeurs et lois implicites des uns étaient parfois en contradiction totale avec celles des autres.

Et chacun des participants constatait combien cette trajectoire avait été marquante. Même si la famille ne détermine pas tout, nous sommes le produit d’une histoire.

Cette approche peut se transposer à l’écriture d’un roman.

Réfléchir – même brièvement – au « roman familial » de nos personnages est très enrichissant.

Parce que les bonnes histoires ne se bornent pas à raconter des péripéties. Elles explorent aussi une seconde partition, une histoire dans l’histoire : les fondations et l’évolution de la psychologie des personnages.

C’est valable pour tous les genres.

On pourrait par exemple se demander :

Pour la fantasy : le héros est-il issu d’un clan ? Quelles sont ses loyautés ?

Pour un thriller : quel a été le paysage familial, la trajectoire traumatique du personnage antagoniste (le « méchant ») ?

Pour une romance : De quel milieu social les personnages sont-ils issus ? En quoi leurs liens précoces conditionnent-ils aujourd’hui leur façon d’aimer ?

Etc.

Comme le dit Jessica Brody dans le manuel “Save the cat !” : “Créer un roman captivant et engageant, imaginer un héros charismatique, c’est un peu comme jouer au psychologue”.

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Belle semaine,

Fanny

5 questions à Alex Kin

On continue avec ce nouveau rendez-vous lancé sur mon compte Instagram : 5 questions à un(e) auteur(e), le plus souvent issu de l’autoédition, ou bien soignant (médecin, thérapeute…).

Aujourd’hui, c’est Alex Kin qui s’est prêtée au jeu.

Passionnée d’écriture depuis toujours, Alex Kin adore lire des histoires d’amour, et encore plus en inventer. Ses comédies romantiques mettent en scène des héroïnes aux forts caractères, avec toujours une bonne dose d’humour.

Qu’est-ce qui te pousse à écrire ?

C’est un besoin viscéral, je ne peux plus m’en passer. De nombreuses histoires se bousculent dans ma tête et n’attendent que leur tour pour être couchées sur le papier. J’aime m’évader dans les univers de mes récits et déconnecter du monde réel. 

Quelles sont tes routines d’écriture ?

Je travaille par créneaux d’une heure à 1h30 maximum, car j’ai remarqué qu’au-delà je perds en productivité. J’aime le silence pour écrire, mais quand il y a trop de bruit autour de moi, je m’isole avec un casque et de la musique. Et j’entame un nouveau carnet pour chaque nouveau projet. J’écris directement sur l’ordinateur mais j’aime prendre des notes dans un carnet qui me sert de “journal de bord” au cours de l’écriture.

Quels sont tes thèmes de prédilection en matière d’écriture ?

Les histoires d’amour, encore et toujours ! Mais j’aime que ces romances soient crédibles et qu’elles traitent également de sujets de société. 

Quel conseil donnerais-tu à un écrivain débutant ?

Chaque auteur a sa manière de travailler, il est important de trouver la sienne pour être efficace. Se fixer des objectifs, même petits, ça aide à avancer. Écrire un roman, surtout le premier, est un travail de longue haleine, il ne faut pas se décourager. Mais si la passion est là, alors tout est possible ! 

Quelle est ton actualité littéraire ?

Le 6 octobre paraîtra ma comédie de Noël intitulée “Alerte : avalanche d’amour et tempête de flocons” publiée dans la Collection &H des éditions HarperCollins. C’est une grande première pour moi après 4 romans auto-édités. Je suis ravie de cette nouvelle expérience et j’espère que de nombreux lecteurs et lectrices rencontreront Léni, Will, Val et toute la bande !

Merci Alex, je te souhaite le meilleur pour la parution de ton roman ! 🍀

Trouver un besoin pour le héros de votre roman

Aujourd’hui, parlons du héros ou de l’héroïne de votre roman : pour qu’il/elle soit inoubliable pour vos lecteurs et vos lectrices, il/elle doit avoir (entre autres choses) un besoin.

Le besoin profond du personnage principal, c’est la véritable solution à son problème existentiel.

La seule façon efficace de soigner ses blessures psychologiques.

Malheureusement pour lui ou pour elle (et pour le plus grand bonheur des lecteurs), il/elle n’en a – au début du livre, en tout cas – pas conscience.

Pensez-y.

Combien de fois avez-vous cru que ce nouveau vêtement, ce rendez-vous amoureux, ce nouveau travail constitueraient la solution à vos problèmes, alors que ce n’était pas le cas ?

Vous avez constaté, a posteriori, que l’enjeu réel était plus profond.

Anna, l’héroïne de mon roman le début des haricots, est convaincue que ce qui la rendra plus heureuse et l’aidera à s’émanciper de son père, c’est un poste de Praticien Hospitalier aux urgences.

Elle se trompe.

En réalité, ce dont elle a besoin, c’est de s’affirmer, de s’autoriser à agir par elle-même en fonction de ses désirs propres, plutôt que faire des choix en réaction aux injonctions paternelles.

Vous allez peut-être me dire : un besoin, d’accord Fanny, mais comment procéder ?

Eh bien, il existe un moyen infaillible de trouver un besoin intense pour votre héros ou votre héroïne.

Il consiste à se référer aux 5 plus grands regrets des mourants.

C’est un concept que j’ai découvert lorsque j’exerçais la médecine générale, en lisant le livre de Bronnie Ware “Les 5 regrets des personnes en fin de vie”. Bronnie Ware est une blogueuse australienne, infirmière en soins palliatifs, qui s’est entretenue avec de nombreuses personnes au seuil de leur vie.

Elle a constaté que les regrets que ces dernières formulaient quant à leur existence avaient des points communs et pouvaient être classés en 5 catégories :

1 – J’aurais aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi.

2 – J’aurais dû travailler moins.

3 – J’aurais aimé avoir le courage d’assumer et d’exprimer mes sentiments.

4. J’aurais aimé garder le contact avec mes amis.

5 – J’aurais aimé m’accorder le droit au bonheur.

Vous pouvez chercher ces besoins chez les héros et les héroïnes des livres que vous avez aimés, qui vous ont impacté(e).

Pour vous donner l’exemple de certains de mes textes : les enjeux d’Anna, l’héroïne du début des haricots, se classent dans le registre 3. Le besoin profond d’Inès, dans ma nouvelle « Allo Socrate, ici Wondermum » relève de la 5ème catégorie. Celui d’Audrey, l’héroïne de « Vers l’océan et au-delà », appartient au premier registre.

Ces enjeux-là sont universels.

En littérature, c’est très puissant.

Alors, lorsque vous vous lancez dans l’écriture d’un roman, pensez à poser cette question à votre personnage principal : au plus profond de toi, si tu devais mourir demain, que regretterais-tu ?

A bientôt !

Fanny

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5 questions à… Paul Ivoire

J’inaugure un nouveau rendez-vous sur mon compte Instagram : 5 questions à un auteur !

J’ai choisi, pour commencer, d’interviewer plusieurs auteurs passés par l’auto-édition, ainsi que des écrivains soignants (médecin, thérapeute, etc.).

Aujourd’hui, c’est mon ami Paul Ivoire qui s’est prêté au jeu. Après le succès de son roman ” À chacun son rêve” en auto-édition, Paul est maintenant publié par les éditions Anne Carrière et Poulpe Fictions.

Qu’est-ce qui te pousse à écrire ?

Je crois que j’aime ça, tout simplement. Je remplis des dizaines de cahiers depuis l’âge de dix ans. J’écris de tout, même de la musique, et je me consacre désormais plus particulièrement au roman.

Quelles sont tes routines d’écriture ?

Je n’en ai aucune. Je peux rester des semaines entières sans rien faire, et puis tout d’un coup, je décide d’exploiter une idée et de la mener à terme. Dès que j’ai un stylo et un cahier entre les mains, je m’en sers, même chez le dentiste. Je n’ai absolument aucun rituel et j’écris au kilomètre. Une fois le texte achevé, je le relis et le corrige quasiment en apnée pendant trois ou quatre jours, afin de le faire lire à ma famille.

Que retiens-tu de ton passage par l’auto-édition ?

Des rencontres avec des personnes, qui comptent encore pour moi aujourd’hui. J’ai publié trois livres en auto-édition chez Librinova. L’équipe m’a orienté vers Anne Carrière, qui a édité mon premier roman pour adultes (je n’aurais jamais eu l’idée autrement). Parallèlement, j’ai réussi (par moi-même, cette fois) à faire paraître cinq de mes romans jeunesse chez Poulpe Fictions.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un écrivain débutant ?

D’écrire plusieurs livres. On a toujours l’impression que le premier est un chef d’oeuvre, mais un éditeur va forcément le remanier afin de l’améliorer. Avoir d’autres livres en réserve ouvre plus de pistes, permet d’optimiser les relances, et conforte l’idée qu’on est vraiment fait pour ça. La patience, l’optimisme, et la prise de recul sont également trois qualités indispensables.

Quelle est ton actualité littéraire ?

J’ai la chance de publier deux nouveaux romans jeunesse en 2021, aux éditions Poulpe Fictions. L’un a été écrit en collaboration avec des enfants de CE1 répartis dans toute la France, l’autre s’adresse plutôt à des CM1-CM2. C’est mon public favori !

Un grand merci à toi, Paul !


Crédit photo Thierry Rateau.

Écrire

“J’écris et je fume, j’allume la gazinière, j’y pose une casserole et j’observe, au-dessous, les flammes régulières d’un bleu électrique et transparent, au-dessus, l’eau limpide qui frémit de milliers de bulles bondissantes. 
J’écris et j’éteins le feu, je suis là, les deux pieds sur le sol, entre ma fumée placide et ma casserole tapageuse, je guette chaque détail, chaque pigment, le moindre bruissement de la moindre bulle à la surface plane de l’eau qui s’apaise. Aujourd’hui mes sens ne veulent rien perdre de la réalité tangible, aujourd’hui je voudrais percevoir plus intensément.
J’écris et je veille le thé qui infuse, j’épie les lignes filiformes qu’il trace dans l’eau claire à l’instant où je l’y plonge, ces lignes qui se croisent et confluent. La teinte de l’eau s’unifie, diaphane et couleur d’absinthe.”
(Extrait de mon roman “Plus que toute autre chose”).

La citation de Jacques Derrida me parle parce qu’elle nomme ce qui, depuis l’enfance, me pousse vers l’écriture. Le désir de dire l’indicible, de capturer l’instant, de suspendre le cours du temps.
Un attrait irrépressible pour la poésie, qui a précédé chez moi l’envie de raconter des histoires.

Et vous, qu’est-ce qui vous pousse à écrire ? 

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Comment faire passer des émotions dans un livre ?

Bonjour !

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’émotions.

Car l’une des choses qui poussent un lecteur à ouvrir un livre, c’est celle-ci :  être touché, traversé d’affects intenses au fil des pages. 
Rire, vibrer, être ému aux larmes, révolté, etc. C’est le fondement de la littérature, et faire passer des émotions peut sembler trivial. 
Pourtant, à mon sens, il n’y a rien de plus complexe.

Prenez cet exemple : si je nomme une émotion, que je vous dis de but en blanc : “Tout était perdu. Laura se sentit submergée par une immense tristesse, un désespoir terrible”, ressentez-vous quelque chose ?
Probablement rien. Ça ne vous fait ni chaud ni froid. Vous n’êtes pas ému(e).
 Et si je vous décris en détail les larmes qui coulent sur les joues de Laura, ses sanglots, ses mains qui se crispent sur les accoudoirs de son fauteuil, est-ce mieux ? Non, car le “show don’t tell”, ce procédé narratif consistant à montrer plutôt que dire, ne suffit pas non plus pour émouvoir le lecteur. 

Il y a quelques jours, je relisais des notes prises à l’occasion d’un séminaire de formation à la Gestalt-thérapie sur le thème des émotions, et je suis tombée sur ces phrases, prononcées par la formatrice :

“L’émotion n’est pas attendue, pas pensée. Le phénomène émotionnel est un processus complexe qui ne se réduit pas au moment d’émergence de l’émotion, mais englobe l’amont et l’aval de ce surgissement, l’ambiance, la situation. En tant que thérapeute, il s’agit de ne pas avoir d’intention particulière vis-à-vis de l’expression des émotions, mais d’être attentifs aux petits mouvements, à la vibration, à ce qui se meut en nous et à l’extérieur. De nous placer dans la sensorialité.”

Je crois vraiment que les choses sont similaires pour un écrivain.
C’est en travaillant sur l’amont, sur les détails, les nuances, l’aspect sensoriel, la profondeur des personnages, que l’émotion adviendra spontanément, sans même que nous visions son émergence.

Parce que le lecteur se sera immergé dans l’histoire, pas après pas. 

Parce qu’il ressentira de l’empathie pour le héros ou l’héroïne.

Parce que l’ambiance, la situation, l’imprègneront et le coloreront peu à peu, jusqu’au point de bascule.

Ce n’est pas trivial, mais c’est passionnant ! 

Est-ce que cela vous parle ?

PS : ce post a été envoyé en avant-première il y a plusieurs jours aux abonnés à mes e-mails privés. Pour ne manquer aucun conseil d’écriture, recevoir des anecdotes sur mon travail d’auteur et les coulisses de mes romans, abonnez-vous en suivant le lien ci-contre !

3 choses que j’aurais aimé savoir avant d’écrire mon premier livre

Bonjour,

J’espère que vous allez bien !

En ce moment, je repense souvent au début de mon parcours littéraire : il fut plutôt chaotique, fait de tâtonnements et d’essais/erreurs. À la réflexion, je me dis que j’aurais gagné un temps précieux si j’avais eu connaissance de quelques conseils simples.

Des règles qui m’auraient servi de boussole.

Alors, si je pouvais monter dans la Delorean du Doc Emett Brown et remonter 15 ans en arrière, voilà les 3 choses que je dirais à mon moi du passé :

🌟1) Dis-toi que tu vas écrire plusieurs livres. Ne t’attarde pas indéfiniment sur l’écriture de ton premier roman.

Mon ami, l’écrivain Paul Ivoire, m’a dit cette chose très intéressante : « On a toujours l’impression que notre premier roman est un chef-d’œuvre, mais un éditeur va forcément le remanier afin de l’améliorer. Avoir d’autres livres en réserve ouvre plus de pistes, permet d’optimiser les relances, et conforte l’idée qu’on est vraiment fait pour ça. »

L’aventure que j’ai vécue avec mon premier livre, « la génération spontanée des grumeaux » a été très différente de tout ce que j’avais imaginé. J’ai essuyé des refus de maisons d’édition, mais ce manuscrit m’a mis le pied à l’étrier. J’ai beaucoup appris en l’écrivant, j’ai rencontré des éditeurs, participé à un concours de romans, échangé avec mes premiers lecteurs, été contactée par un agent, etc. Une kyrielle d’opportunités auxquelles je n’avais pas du tout pensé lorsque j’ai commencé à rédiger le premier chapitre. Mais c’est avec mon deuxième livre que j’ai vraiment connu le succès.

🌟2) Participe à des concours de nouvelles.

Plus jeune, je ne songeais qu’à écrire un roman. Rédiger une nouvelle me paraissait une perte de temps. Aujourd’hui, je sais que cela m’aurait été utile. De même qu’il est souhaitable de faire quelques footings autour de notre pâté de maisons avant de nous inscrire au marathon de New York, écrire une ou des nouvelle(s) peut constituer un formidable tremplin pour devenir romancier. Une nouvelle est plus vite terminée, plus vite corrigée. L’intrigue est plus contractée, le nombre de personnages plus réduit. La rédaction d’une nouvelle permet d’oser les tâtonnements, d’exercer notre talent narratif, de tester notre motivation. On peut d’ailleurs s’en servir de base pour écrire un roman.

Sans compter que les concours de nouvelles peuvent vous ouvrir des portes. Les éditeurs sont sensibles aux curriculum vitae des auteur(e)s. Je sais d’expérience : c’est à la suite du concours de nouvelles « Sur un malentendu, tout devient possible » que les éditions J’ai Lu m’ont proposé un contrat pour « Plus que tout autre chose ».

🌟3) Ne bâcle pas la phase de conception de ton plan et de tes personnages.

L’image de l’écrivain jardinier, qui rédige un roman entier sans aucune préparation d’amont est un mythe. Quelques rares écrivains travaillent de cette façon, mais ils sont l’exception qui confirme la règle. De même qu’un cuisinier ne se lance pas dans l’élaboration d’une nouvelle recette sans connaître sur le bout des doigts les règles qui régissent son art, il est primordial de maîtriser et utiliser les notions de base de l’architecture scénaristique.

On ne peut jamais revenir en arrière – les risques de rupture du continuum espace-temps susceptibles d’entraîner la destruction de l’univers sont trop importants (les fans de « Retour vers le futur » comprendront 😉) –, mais je vous parle de tout cela aujourd’hui en vous souhaitant de vous lancer plus rapidement que moi !

Et pour vous accompagner dans votre projet, je vous offre une réduction exceptionnelle de 70 euros sur ma Masterclass « l’écrivain Architecte », avec le coupon RENTREE2021. Elle vous permettra de construire pas à pas le plan d’un roman que vos lecteurs ne pourront plus lâcher une fois commencé.

Nous sommes le 7 septembre 2021, l’offre est valable durant 6 jours seulement.

Pour y accéder, suivez ce lien : https://fannygayral.podia.com/ecrivain-architecte.

La masterclass sera immédiatement ajoutée à votre espace membre, et vous pourrez la suivre quand vous le souhaitez, autant que vous le souhaitez, à vie.

À très bientôt !