La curiosité est une qualité majeure des auteurs et autrices. Vous consacrez probablement du temps à faire des recherches pour votre roman. Vous lisez des livres sur l’écriture. Vous regardez des masterclass.😉
Vous consultez des conseils d’auteur(e)s sur les réseaux sociaux.
Pourtant, si je vous demande ce que vous avez retenu de ce livre sur les secrets d’un grand écrivain lu il y a 6 mois, vous aurez peut-être du mal à me répondre. Il vous en restera une ou deux idées.
Les astuces de dramaturgie glanées ça et là vous paraissent pertinentes sur le moment. Mais vous les oubliez rapidement. Et avez peut-être la sensation d’avoir perdu votre temps.
C’est un problème qui m’a beaucoup fait réfléchir. D’autant que je cumule plusieurs activités professionnelles. Je lis énormément de documents traitant de Gestalt-thérapie. La narratologie me passionne.
Je crée du contenu pour les réseaux sociaux, mes newsletters et masterclass. Je fais des recherches pour mes livres. Comment, dans ce contexte, sélectionner les connaissances, les retenir, les stocker afin de les retrouver facilement lorsque j’en ai besoin ?
La solution que j’ai trouvée, c’est la création d’un second cerveau numérique. Une méthode développée par Tiago Forte et notamment popularisée en France par Eliott Meunier. Si vous êtes auteur(e), cette méthode peut vous être vraiment utile.
Elle permet de conserver toutes ses idées dans sa poche. Accessibles en permanence, facilement. Qu’il s’agisse de phrases percutantes relevées dans un roman. De citations. De conseils d’écriture.
D’idées de scènes. De descriptions de profils psychologiques intéressants. Et surtout de ressources pour rédiger des posts sur vos réseaux sociaux ou votre newsletter. Elle permet aussi de faire des liens, des ponts entre différents domaines.
C’est la définition même de la créativité. Et cela rend vos réalisations singulières, originales et passionnantes.
Concrètement, comment procéder ? 1. Première phase : les entrées : Plus vous prélèverez des idées dans des secteurs variés, plus votre base de données sera riche. Les livres sont souvent les supports les plus intéressants et approfondis.
Vous pouvez prendre des notes à la main, et tout consigner ensuite sur votre ordinateur ou téléphone. Au clavier ou par reconnaissance vocale (Google Keep propose un système performant).
Vous pouvez aussi gagner énormément de temps en lisant en numérique. Pour ma part, j’utilise une liseuse Kindle, ou bien l’application Kindle sur mon smartphone. Je surligne tout ce que je souhaite sauvegarder.
Puis je me sers du pluggin Bookcision installé sur mon navigateur Internet pour exporter toutes mes notes au format texte en un click. On peut également trouver beaucoup d’articles variés et intéressants sur Cairn.
Sur des blogs, en écoutant des podcasts ou des vidéos Youtube. L’application Instapaper est géniale pour stocker tous les contenus du web qui retiennent votre attention.
2. L’application de prise de notes : Pas besoin de complexité. Vous pouvez utiliser Notion si vous en avez l’habitude. Mais sinon, une application plus simple, et gratuite, suffit largement.
Comme Evernote (ma préférée), Bear (sur iPhone), Apple Notes, OneNote ou Google Keep.
3. Classer ses notes : L’essence de la méthode consiste à créer des notes ne contenant chacune qu’une seule ou que quelques idées. Centrées sur un thème unique. Afin de leur affecter ensuite des hashtags ciblés.
Les hashtags sont le nerf de la guerre. Ce sont eux qui permettent de relier entre eux des domaines éloignés.
Un exemple : Je peux affecter le hashtag “romance” à
une note prise dans un manuel sur l’écriture de romance,
une autre note issue d’un livre sur la psychothérapie de couple,
une 3ème relevée dans un article sur la théorie de l’attachement. Par la suite, lorsque je réfléchirai à l’intrigue secondaire amoureuse de mon roman, je n’aurai qu’à cliquer sur ce hashtag pour retrouver toutes les informations dont j’ai besoin.
Autre exemple : vous pouvez créer un hashtag #monroman, que vous affecterez à toutes les notes utiles à votre projet du moment.
C’est un petit moteur de recherche privé, une mine d’or personnelle.
Certains auteurs préconisent de ne créer aucun dossier et de consigner toutes les notes les unes à la suite des autres. Pour ma part, j’en utilise tout de même. Je crée un dossier pour chaque document lu ou consulté, contenant toutes les notes issues de ce support.
Et j’affecte des hashtags à chacune d’entre elles.
C’est un peu de travail au départ, mais lorsqu’on prend le pli, cela se fait très facilement. C’est même stimulant et enthousiasmant. Il suffit de consacrer 15 minutes par jour à la prise de notes pour se constituer en quelques mois une large banque de données précieuses, reliant différent domaines.
Qui représente un merveilleux antidote au syndrome de la page blanche. Que ce soit pour écrire votre roman ou pour rédiger un post Instagram.
Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.