Il y a quelques semaines, j’ai lancé un nouveau rendez-vous sur mon compte Instagram, intitulé « 5 questions à un(e) auteur(e) ». Je ne savais pas à quoi m’attendre en tentant cette aventure, et j’ai été frappée par la richesse de ces échanges.
Des écrivains confirmés, auteurs, pour certains, de best-sellers en série, ont gentiment accepté de se prêter au jeu : Paul Ivoire, Sophie Tal Men, Martin Winckler, Lorraine Fouchet, Alex Kin, Laure Manel, et Agnès Mathieu-Daudé (cette dernière interview sera publiée sur Instagram la semaine prochaine).
Leurs réponses sont chaque fois passionnantes et instructives.
Parmi ces 5 questions, l’une d’elles est la suivante : « Quels conseils donneriez-vous à un écrivain débutant » ? En ce milieu d’automne, j’ai eu envie de regrouper ici leurs propositions, qui dessinent une feuille de route encourageante pour les auteur(e)s :
Leurs conseils, un par un
Laure Manel : Je lui dirais d’écrire “pour lui”, avec qui il est, sincèrement, en se faisant avant tout plaisir. Puis, s’il veut se lancer en autoédition, de soigner son texte et sa couverture, en se faisant aider si besoin (correcteur, graphiste…).
Martin Winckler : De ne laisser personne la dissuader ou la dégoûter. De rejeter tous les jugements décourageants et d’écouter tous les conseils bienveillants. Et de faire ce qu’elle veut.
Et de lire beaucoup (encore plus qu’avant). On n’imagine pas une peintre qui ne regarde pas les tableaux des artistes venues avant elle ou une musicienne qui n’écouterait pas de musique…
Lorraine Fouchet : Écrivez, foncez, osez, n’imitez personne, puis proposez à l’éditeur qui publie les auteurs que vous aimez. Écrivez comme vous raconteriez une histoire à votre meilleur ami.
Sophie Tal Men : De croire à son projet, de ne pas baisser les bras, d’envoyer son texte aux maisons d’édition et s’il/elle n’a pas de réponse, de tenter comme moi une plateforme d’auto-édition. De se faire un réseau aussi, avec les liens sociaux, avec les auteurs, les lecteurs.
Alex Kin : Chaque auteur a sa manière de travailler, il est important de trouver la sienne pour être efficace. Se fixer des objectifs, même petits, ça aide à avancer. Écrire un roman, surtout le premier, est un travail de longue haleine, il ne faut pas se décourager. Mais si la passion est là, alors tout est possible !
Paul Ivoire : D’écrire plusieurs livres. On a toujours l’impression que le premier est un chef-d’œuvre, mais un éditeur va forcément le remanier afin de l’améliorer. Avoir d’autres livres en réserve ouvre plus de pistes, permet d’optimiser les relances, et conforte l’idée qu’on est vraiment fait pour ça. La patience, l’optimisme, et la prise de recul sont également trois qualités indispensables.
Agnès : De ne pas avoir peur d’écrire, beaucoup, je crois que c’est ainsi qu’on apprend –, de faire lire à des personnes de confiance dont on trouve les goûts littéraires cohérents (même si on ne les partage pas), d’oser frapper à la porte des éditeurs les plus adaptés à son style, et d’écouter leurs éventuelles remarques !
J’espère que certains de ces conseils vous parlent, qu’ils estompent vos doutes du moment, si vous en avez. Pour ma part, alors que je suis en plein travail éditorial sur mon prochain roman, ils m’ont reconnectée à mes thèmes de prédilection : le plaisir du chemin et la persévérance… un duo à cultiver en gardant le contact avec l’élan originel qui nous a poussés vers l’écriture !
Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.