Sur Instagram, je suis abonnée à plusieurs dizaines de comptes d’autrices et auteurs. Certain(e)s édité(e)s, d’autres en autoédition. Je suis curieuse de leur travail. Des romans qu’ils publient, de leur parcours littéraire.
J’aime observer leurs réussites et leurs tâtonnements. Bref, je suis acquise à leur cause.
Et pourtant, la plupart du temps, ces personnes ne me facilitent pas la tâche. Non qu’elles me paraissent manquer de talent, de potentiel. Ou que leurs romans me semblent inintéressants.
Bien au contraire. Mais ce qu’elles partagent sur les réseaux sociaux est trop souvent insipide. Je me dis parfois que si je n’avais pas la curiosité sus-citée, si j’étais une “utilisatrice lambda”, je passerais mon chemin en scrollant.
Le problème de beaucoup d’auteur(e)s, c’est qu’ils ou elles se bornent à poster mollement des informations, des faits, pensant que ça fera l’affaire. « Mon ebook est en promotion à 2, 99 euros ce week-end ».
« Je serai en dédicace le 18 mai à Vernou sur Brenne ». « Merci pour ce commentaire positif ». « Je vous présente la fiche de mon personnage Dacey”. Ce n’est pas franchement funky. La vérité, c’est qu’en dehors des lectrices déjà fans du roman, la fiche de Dacey n’intéresse pas grand monde.
Le problème des auteur(e)s qui élaborent des posts comme ceux-ci, c’est qu’ils ignorent comment faire en sorte de capter l’attention d’un potentiel lectorat. C’est bien dommage.
L’attention, nerf de la guerre
Il ne faut pas se leurrer. L’attention constitue le nerf de la guerre sur les réseaux sociaux. Vous n’avez que quelques secondes pour éveiller la curiosité des utilisateurs.trices, et leur donner envie de vous suivre, de découvrir vos livres.
Cela peut sembler décourageant, on pourrait en tirer la conclusion qu’il faut forcément donner dans le spectaculaire, se dévoyer, sortir de sa zone de confort pour faire son autopromotion.
Mais ce n’est pas le cas. Vous n’avez pas besoin de vous métamorphoser en vendeur.se de foire-expo pour vous faire connaître. Il existe des méthodes pour parler de ses livres, de son univers d’auteur(e), faire croître son lectorat via les réseaux sociaux, sans trahir ses valeurs ou la personne que l’on est.
Les grandes étapes, sans se trahir
Les grandes étapes du processus sont les suivantes :
- Prendre le temps de réfléchir à ce que sont, ce qu’aiment les personnes auxquelles vous vous adressez.
- Définir clairement votre identité, votre univers, et savoir les utiliser (ainsi que votre histoire personnelle) pour captiver votre futur lectorat.
- Connaître les grandes règles qui régissent le fonctionnement des réseaux sociaux (Instagram notamment), et que trop peu d’auteur(e)s ont en tête.
- Planifier une stratégie pour ne pas vous épuiser.
- Partir des lecteurs et lectrices plutôt que partir de votre livre uniquement.
- Trouver des idées de posts intéressants.
- Maîtriser les techniques qui permettent de créer des contenus accrocheurs, de susciter des réactions émotionnelles chez les lecteurs.trices qui vous découvrent (même s’il est question de votre séance de dédicace à Vernou sur Brenne).
- Savoir conserver un état d’esprit positif et dynamique.
Ce sont les grandes lignes, et si vous les appliquez, vous vous démarquerez déjà de 90% des auteur(e)s en matière de promotion.
Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.