Je vous en ai parlé dans les e-mails précédents, j’écris en ce moment le premier jet de mon sixième roman. Pour vous donner une idée, j’ai commencé la phase de rédaction proprement dite il y a 1 mois, et j’en suis à 17.000 mots (100.000 caractères), un rythme honorable pour moi en cette période, avec le travail, les pauses vacances, les enfants…😉.
J’ai préparé un plan très détaillé en amont, mais cette étape m’offre de nouvelles occasions de réfléchir très concrètement, “in vivo”, au processus de construction d’un roman.
Dans ce contexte, j’aimerais partager avec vous cinq principes à mettre en oeuvre pour concevoir vos intrigues secondaires :
1 Partir des personnages. Car ce sont eux qui font les intrigues et non l’inverse. On peut, pour faire simple, se remémorer l’équation suivante : un/des personnage(s) + un problème = une intrigue.
Ces intrigues secondaires peuvent concerner le héros ou l’héroïne, comme les personnages secondaires.
2 Doter vos intrigues secondaires d’un arc narratif propre : phase initiale, péripéties, acmé, résolution. Cela vous aidera à créer de l’attente chez vos lecteurs et lectrices, à injecter des tensions supplémentaires dans votre histoire.
3 Utiliser les intrigues secondaires pour nourrir ou faire avancer l’intrigue principale. Une intrigue secondaire peut être un bon moyen de distiller de nouvelles informations ou des indices, d’en apprendre plus sur la psychologie d’un personnage, sur les forces à l’œuvre au sein de votre réseau de personnages, de soutenir ou, au contraire, d’entraver l’évolution du protagoniste principal.
Un exemple : dans “le début des haricots”, la romance entre Anna et Alex agit comme catalyseur de la transformation de l’héroïne (Anna). La notion de connexion entre les intrigues principale et secondaire est ici un élément crucial.
4. Se servir des intrigues secondaires pour aérer le récit. Si votre histoire se concentre uniquement sur la transformation du personnage principal, votre roman peut prendre un aspect “monobloc” et votre lectorat risque de s’ennuyer.
Les petites histoires parallèles font office de sas de décompression, elles créent d’autres sources d’attente.
5. Vérifier qu’elles restent bien en arrière-plan. Elles ne doivent pas prendre le pas sur l’intrigue principale, et se clôturent en général avant la grande résolution finale. Notons ici que les intrigues secondaires romantiques peuvent faire exception à la règle : il n’est pas rare qu’un roman se termine dans ce registre.
Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.