On ne peut jamais anticiper toutes les conséquences de nos actes. Parfois, les choses se passent comme prévu. Parfois, nous sommes surpris(es). À ce sujet, j’aime beaucoup l’histoire de l’autrice Caroline Vermalle.
Revenons à Caroline Vermalle, qui a publié son premier roman, “L’avant-dernière chance” à l’âge de 35 ans. Elle n’avait, jusque là, jamais eu l’élan d’aller au bout d’un manuscrit. Et puis un jour, elle a vu passer un appel à écriture, pour le Prix Nouveau Talent 2009.
Elle s’est lancée, sans savoir où cela la mènerait. Elle a remporté le concours. Son livre est paru aux éditions Calmann-Lévy. Il ne s’est pas beaucoup vendu en France, et Caroline s’est sentie découragée.
Mais quelques mois plus tard, son roman a connu le succès en Allemagne, où il s’est élevé au rang de best-seller. La première pierre d’un parcours littéraire qui suit encore son cours aujourd’hui.
La « loi d’attraction » des auteurs
Cette histoire est une belle illustration de ce que j’appelle “La loi d’attraction des auteur(e)s”. Vous connaissez probablement la loi d’attraction, ce concept de développement personnel, qui postule que nos pensées, notre état d’esprit influencent ce que nous attirons.
Il se base notamment sur certaines données des neurosciences. Des chercheurs ont constaté que, pour le cerveau, visualiser une action était équivalent à la vivre. Les zones neuronales activées sont strictement identiques.
Beaucoup de coachs conseillent donc de penser avec constance à ce que l’on souhaite obtenir. Pour commencer à inviter ces événements ou objets dans nos vies. Pour configurer notre cortex, ouvrir un champ de possibilités et utiliser le pouvoir créateur de nos pensées.
C’est effectivement une première étape intéressante. Mais elle est insuffisante. Beaucoup de gens s’arrêtent, là et se désolent de voir que ce qu’ils désirent si intensément ne se matérialise pas dans leur quotidien.
La vérité, c’est que si vous restez assis(e) dans votre fauteuil à vous visualiser recevant le prix Goncourt sous une salve d’applaudissements et un déluge de champagne, il ne va rien se passer.
Une intention n’est rien sans passage à l’action.
De ce que j’en comprends, l’essence véritable de cette loi d’attraction réside dans un lâcher-prise sur la manière de parvenir au résultat espéré. Il s’agit à la fois de cultiver une vision claire et forte de nos objectifs.
De poser des actions multiples en vue de les atteindre. Et de garder confiance dans le fait que quelque chose va survenir, sans que nous sachions à quel moment ni de quelle façon. Caroline Vermalle a été proactive, lorsqu’elle a écrit son premier roman en un mois et demi.
Mais elle ignorait que le succès arriverait via la cession des droits allemands. Elle souhaitait devenir écrivain professionnel. Et a tout mis en œuvre pour y parvenir, sans excès d’idées préconçues sur la trajectoire à emprunter.
Garder confiance et agir, un jour après l’autre
Le processus est le même, quel que soit le stade où vous en êtes. Vous voulez faire carrière en auto-édition ? Vous souhaitez être publié(e) ? Vivre de votre plume ? Vous avez envie de faire croître votre lectorat ?
Il n’y a que deux choses à faire : garder confiance et agir, même par petites touches, un jour après l’autre. Ecrivez votre roman (première étape indispensable 😉). Faites en sorte qu’il soit aussi abouti et captivant que possible.
Lancez votre compte Instagram d’auteur(e). Publiez des posts avec constance, sans réfléchir outre mesure. Ne vous découragez pas. Contactez des influenceuses littéraires (vous n’avez rien à perdre).
Parlez de votre roman. Ecrivez-en un deuxième. Participez à des concours d’écriture. Identifiez ce qui vous empêche de croire qu’un succès est possible (vos intuitions vis-à-vis de ce qui cloche sont souvent justes).
Formez-vous, améliorez-vous sur les points qui vous posent problème. Discutez avec d’autres écrivains pour vous bâtir un réseau.
On ne sait jamais ce qui peut se produire. Il suffit d’un post viral. D’une interview sur un média influent. D’une offre éclair du jour sur Amazon (ce fut l’un des moteurs du succès de mon roman « Le début des haricots »).
Une chose est certaine : c’est en bougeant soi que l’on peut faire bouger les choses. Tout en savourant le plaisir du voyage. 🥰
Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.