6 phrases-pépites d’auteurs pour les jours sans

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, j’adore écouter des auteur(e)s parler de leur rapport à l’écriture. Lire des livres sur ce sujet. J’en ai parcouru un grand nombre. Au fil de mes lectures, je note des petites phrases.

Des punchlines à relire pour méditer sur un concept. Pour lever un blocage. Pour avancer sur un chapitre. En cette fin d’année, j’ai envie de partager avec vous 6 phrases-pépites qui me soutiennent quand j’ai besoin d’une dose de motivation.

Revenons à nos punchlines.

Les pépites, une par une

Les 3 premières sont de Nathalie Goldberg, dans son ouvrage “Pourquoi écrire va vous rendre heureux ?”. “Tous ces souvenirs, ces sentiments et ces expériences à l’intérieur de nous, […] on ne peut pas les faire glisser sur le papier comme un cuisinier qui sort une pizza du four”.

Cette phrase me tranquillise lorsque j’ai l’impression de lutter pour écrire ce que j’aimerais dire, que je suis dans un jour où mon histoire ne coule pas de mon cerveau vers le clavier avec fluidité. D’ailleurs (et peut-être est-ce similaire pour vous ?) j’ai remarqué que persévérer dans ces cas-là me conduit au bout du compte à produire un texte moins raté que prévu. Je m’en rends compte en le relisant plus tard, à tête reposée, je suis chaque fois surprise de voir que ce passage rédigé poussivement fait finalement un bon travail de structure. Il suffit d’y greffer des détails supplémentaires, d’améliorer le texte en modifiant certaines phrases, de procéder par petites touches. Un paragraphe imparfait, c’est toujours un terreau utile pour la suite.

N. Goldberg dit aussi : “Écrire, c’est découvrir. Il s’agit de découvrir sa relation à un sujet, non pas de reproduire sa définition dans le dictionnaire”. Je trouve cette citation soutenante parce qu’elle parle de la dimension créative de l’écriture, qu’elle nous incite à suivre notre flux de pensées sans chercher l’exactitude ou l’exhaustivité… bref, à lâcher le perfectionnisme et se laisser couler dans le flux.

Elle ajoute également : “L’écriture, c’est toute une vie et énormément de pratique”. Voilà un beau remède à l’impatience. L’autrice Anaëlle Chaudet a d’ailleurs récemment partagé sur Instagram un article expliquant qu’il s’écoulait en moyenne, en France, 14 ans entre la publication du premier roman d’un auteur et la parution de son livre à succès. De quoi se détendre si l’on se sent pressé… l’écriture est une course de fond pas un sprint ! Il est primordial de penser long-terme sur ce sujet.

En cas de passage difficile, on peut aussi convoquer la romancière américaine Elizabeth George : “Dites-vous bien que tout le monde n’est pas capable d’écrire un roman. En fait, très peu de gens en sont capables. Il se peut que vous fassiez partie du nombre. Mais il n’y a qu’une façon de le savoir.”

De quoi titiller notre fierté personnelle… (Avouez que vous avez pensé “mais bien sûr que je peux montrer que j’en suis capable !” 😉). Et Fred Godefroy qui affirme “Vous allez manger sévère avant de poser le mot FIN. Et à part vous, personne ne le saura. Il n’y a rien de plus ingrat ; mais il n’y a rien de plus gratifiant”.

La dernière pépite que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui, c’est un conseil de la scénariste de Pixar, Emma Coats : “Lorsque vous êtes bloqué, faites une liste de ce qui ne se produirait PAS ensuite. Souvent, le matériel pour débloquer votre histoire apparaîtra. C’est le hack ultime pour surmonter le syndrome de la page blanche. Faites une liste de tout ce que vous ne voulez pas écrire, pour faire couler l’inspiration”.


Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.