Le syndrome de l’imposteur : vous êtes légitime

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu’on en entend beaucoup parler ces derniers temps sur les réseaux sociaux dédiés à l’écriture, au point que cela devient parfois une expression fourre-tout, un concept un peu désincarné.

Mais j’avais tout de même envie de l’évoquer aujourd’hui, car je me faisais la réflexion hier, en faisant le ménage dans mon cabinet de thérapie (c’est pas mal pour cogiter, le ménage 😄), que je ne suis pas épargnée.

Par moments, j’ai des doutes. Sur mes romans passés ou à venir. Sur ce que je partage ici. Sur ma légitimité. Lorsque je regarde autour de moi, je peux facilement trouver des personnes plus avancées, plus expérimentées, plus prospères, plus douées…

Se souvenir de pourquoi on écrit

Et puis, je me souviens des raisons pour lesquelles j’écris. De cette nécessité qui m’anime depuis l’enfance. Je me rappelle le plaisir que j’ai à faire naître, peu à peu, un nouveau roman, dans ma tête puis sur le papier (c’est le cas en ce moment, et j’adore cette phase où toutes les portes sont encore ouvertes, où je peux bifurquer autant que je le souhaite sur l’arbre des possibles).

Je songe à toutes les interactions riches que j’entretiens avec d’autres auteur(e)s ou avec mes lectrices et lecteurs. Je repense au fait que les personnes qui m’inspirent ne sont pas celles qui me disent ce que je dois faire, mais simplement celles qui me montrent ce qu’elles ont traversé.

Et cela me fait réaliser que j’aime garder cette ligne de conduite, modestement : partager ici mes trouvailles, ce que je découvre jour après jour sur le processus d’écriture, les fruits de mon expérience, et déplier dans mes livres la vie et les parcours de mes personnages, décortiquer les nuances des émotions et relations.

Ce sont deux facettes complémentaires d’un métier qui me passionne et me rend libre. C’est donc l’objet de mon message aujourd’hui, dans le sillage de mon e-mail précédent : vous dire que, quels que soient vos doutes, vous êtes légitime.

Que vous n’avez pas toujours à vous justifier. Le syndrome de l’imposteur est, sous certains aspects, salutaire, puisqu’il nous pousse à progresser, à innover, à transformer ce qui peut l’être.

Mais restons bienveillant(e) envers nous même. Sans accrocs, nous nous ennuierions. Pour ma part, je suis heureuse de savoir que j’avance avec vous. L’idée du lien m’est précieuse, c’est d’ailleurs l’un des thèmes de mon nouveau roman, “Le millième jour de la marmotte”.

Nous cheminons ensemble, et comme le dit le psychothérapeute Jean-Marc Chavarot : « ce qui me « sauve », c’est justement cela : je suis tout le temps en recherche de sens, tout le temps désirant, tout le temps cheminant, même et surtout parce que je suis (nous sommes) dans la dérive même de l’existence. »


Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.