6 idées pour dynamiser l’intrigue de votre roman

Quand on est auteur(e), l’intrigue, c’est le nerf de la guerre.

J’aime bien citer la scénariste anglaise Phoebe Waller-Bridge, qui nous dit : “Vous êtes autorisé(e) à ennuyer vos amis et votre famille, mais ennuyer votre lectorat est impardonnable”.

De quoi nous mettre la barre (légèrement) haut.

Alors, pour contenter votre lectorat (et vous épargner les foudres de Phoebe), j’aimerais partager avec vous quelques idées pour dynamiser l’intrigue de votre roman :

Six leviers pour dynamiser l’intrigue

Utilisez le malentendu, c’est-à-dire l’interprétation divergente par deux (ou plusieurs personnes) d’une information apportée par l’un des personnages. Ce peut être un acte mal compris, des paroles interprétées de travers, des conclusions tirées trop rapidement… bref, une bombe à retardement. Dans la vie, c’est embêtant, en écriture, c’est du pain béni.

Les éditions J’ai Lu en ont même fait un recueil de nouvelles auquel j’ai contribué, “Sur un malentendu, tout devient possible”. Une belle démonstration des perspectives qu’ouvre ce thème.

Pensez en termes de promesses à tenir : lorsque vous introduisez un événement, un personnage, un objet mystérieux, et que vous laissez des éléments en suspens, vous faites implicitement à votre lecteur.trice la promesse de lui apporter des éclaircissements. Cette garantie le tiendra en haleine.

Soyez cachotier(e) : Cachez à votre lectorat des informations sur le passé des personnages. D’où vient cette cicatrice ? Pourquoi cette jeune femme est-elle aussi jalouse ? Qui est le père de cet homme ?

Susciter de telles questions constitue un excellent moyen d’épaissir l’intrigue.

Rendez vos personnages vulnérables : Au moment où votre protagoniste principal s’apprête à entrer dans l’arène, à affronter ce qu’il redoute, faites en sorte qu’il perde ses défenses. Au sens propre ou au sens figuré. Ôtez-lui ses armes, ses ressources, ses protections, faites-lui perdre ses moyens, ses soutiens, sa contenance…

Comment va-t-il s’en sortir ? Comment va-t-elle improviser, trouver de nouvelles façons de faire ?

Utilisez un Mac Guffin : Il ne s’agit pas du dernier hamburger de Mac Donalds, mais d’un objet, élément ou une idée que vos personnages ont besoin d’obtenir et dont la quête les stimule.

Par exemple : Le saint Graal, la recette de la Potion magique d’Astérix, les horcruxes dans Harry Potter, la bague de fiançailles perdue dans « Poppy Wyatt est un sacré numéro” de Sophie Kinsella.

Concevez un cliffhanger : ce procédé (au sens littéral « suspendu à une falaise ») consiste à terminer un chapitre sur une fin ouverte, au moment où le suspense est à son comble. Vous savez, cette horrible merveilleuse scène à la fin de chaque épisode de votre série préférée, qui vous donne une envie irrépressible de connaître la suite et vous force à cliquer illico sur “épisode suivant” (alors qu’il est 23h23 et que vous avez piscine demain à 7 heures).

Voilà pour ces quelques pistes.


Cet article est extrait du Lab, ma newsletter hebdomadaire sur l’écriture, écrite sans intelligence artificielle et avec l’élan de vous donner de nouvelles pistes de réflexion pour votre processus d’écriture. Pour la recevoir chaque semaine et accéder à mes ressources gratuites pour auteurs et autrices, c’est ici.