Prendre un agent littéraire ?

Ces derniers temps, on me questionne régulièrement au sujet des agents littéraires, de leur rôle, des avantages d’un tel soutien pour les auteurs. Voici ce que je peux en dire à l’aune de mon expérience : 
 
En 2016, lorsque “le début des haricots” s’est retrouvé en tête du top 100 Kindle durant plusieurs semaines, j’ai été contactée par un agent, me proposant de faire le point sur mon parcours littéraire. Je venais de signer mon premier contrat d’édition et je n’ai pas donné suite, ne voyant pas l’intérêt d’une telle collaboration à ce moment-là.
Il y a un an environ, j’ai pris la décision de faire appel à un agent afin de me libérer du travail de négociation des contrats. C’est une situation très confortable qui me permet de me concentrer uniquement sur l’écriture et je ne regrette vraiment pas ce choix (je me dis même que j’aurais dû prendre cette décision plus tôt😊). 
 
Pour prendre contact avec un agent, j’ai consulté la liste des membres de l’AALF (l’Alliance des Agents Littéraires Français, branche du SFAAL, le Syndicat Français des Agents Artistiques et Littéraires). L’adhésion à l’AALF est un gage de professionnalisme dans ce métier encore confidentiel en France.
 
Il n’est pas si évident de trouver un agent car ceux-ci, comme les éditeurs, ont des critères de sélection précis (qui tendent d’ailleurs à devenir de plus en plus drastiques avec l’augmentation du nombre d’auteurs faisant appel à eux) : ils privilégient les écrivains ayant déjà été publiés, ayant plusieurs projets édités ou dans les cartons, les auteurs ayant une certaine notoriété ou une communauté conséquente.
 
Je rejoins ici l’avis de Lucie Castel de Licares.fr, dans le podcast de Margot Dessenne (les mots raturés), sur le fait qu’il vaut mieux avoir déjà une certaine expérience de l’édition, s’être frotté(e) à la négociation, afin de savoir ce que l’on veut pour sa carrière et ses romans, avant de prendre un agent.
 
Pour finir, l’agence Librinova propose une solution un peu différente par le biais de son programme “Agent Littéraire”, une option intéressante pour les auteurs autoédités. 
 
Et vous ? Si vous êtes auteur, avez-vous un agent ? Êtes-vous intéressé(e) par cette question ?

Lecture inspirante #2

“Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent”  est un livre que je possède depuis longtemps et que je garde sur ma table de chevet (il est devenu, avec le temps, une sorte de porte-bonheur avec son titre enthousiasmant et sa couverture “oeuf d’or”).😊🍀
Il propose une belle synthèse de différents concepts de développement personnel. L’auteur expose notamment de façon très intéressante la notion d’interdépendance.

Quatrième de couverture
Ouvrage incontournable, “Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent” a été traduit en quarante langues et a inspiré des millions de personnes à travers le monde. Stephen R. Covey synthétise plusieurs siècles de sagesse et propose une véritable odyssée au coeur de la nature humaine et de ses valeurs. Grâce à un savant dosage de talent, de compassion et d’expérience, chaque page contribue à des prises de conscience fondamentales. Ne tardez pas, découvrez les sept habitudes qui vous permettront de relever les défis de votre vie privée, familiale et professionnelle, et de créer un bonheur durable !

L’avez-vous lu ? Et si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Transformer les échecs en opportunités

Petit souvenir…

Je me souviens très bien de ce soir de printemps où j’ai reçu l’appel de l’organisatrice du prix Nouveau Talent, m’annonçant que mon manuscrit  venait d’obtenir la seconde place du concours. 
Seule la lauréate (en l’occurrence @clelieavit et son brillant page-turner “Je suis là”, que je vous conseille, si vous ne l’avez pas lu) gagnait la publication de son roman aux éditions JC Lattès ainsi qu’un chèque de 10.000 euros, un beau moyen de se dégager du temps pour écrire. 
Mon manuscrit, “la génération spontanée des grumeaux” avait franchi toutes les étapes de présélection, et j’avais eu le temps de nourrir des espoirs d’édition. La déception, sur le coup, a été grande. 

Après une heure à réfléchir dans mon jardin ce soir-là, je me suis levée et j’ai pris la décision de rebondir. Je suis allée à la remise du Prix, j’ai rencontré le jury, l’écrivain Bruno Tessarech, des éditeurs. Ils m’ont encouragée chaleureusement. J’ai décidé d’écrire un nouveau roman pour le Prix de l’année suivante.  
Mon “début des haricots” a vu le jour, mais le PNT2016 a brutalement été annulé  à l’issue des premières réunions du jury.
Nouvelle déception.

J’ai alors mis mon roman en ligne sur Amazon KDP où, d’une façon assez magique, il s’est vendu à 20.000 exemplaires en quelques mois. Plusieurs éditeurs m’ont contactée, dont Albin Michel.

Si je vous raconte tout ça, c’est pour vous dire de ne pas renoncer. Les échecs sont des opportunités, l’occasion d’apprendre, de gagner en expérience, de transformer les situations.
(Et ce sont aussi des histoires à raconter 😉).

Qu’en pensez-vous ? Comment avez-vous surmonté vos échecs en matière d’écriture ?

Lecture inspirante #1

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une lecture inspirante.

Ce livre “Le code d’une vie extraordinaire” écrit par Vishen Lakhiani, aux éditions Guy Trédaniel, figure dans mon Top 10 des livres de développement personnel. 🍀
Parce qu’il renouvelle le genre en proposant un angle de vue différent, celui d’un entrepreneur diplômé en ingénierie informatique.
Vishen Lakiani est le fondateur de Mindvalley, entreprise spécialisée dans l’amélioration des expériences d’apprentissage.
La lecture est addictive, le ton optimiste et joyeux. L’ouvrage alterne concepts théoriques, illustrations et anecdotes personnelles issues du parcours de l’auteur.
Une mine d’idées pour avancer vers vos projets (je pense notamment à ceux qui écrivent ou ont le projet d’écrire 😉).

Un exemple de concept intéressant : l’écart inverse. Il s’agit, lorsque nous sommes découragés ou tendus, de ne pas ruminer sur l’écart entre ce que nous sommes/avons actuellement et ce que nous désirons pour le futur, mais de penser à nos progrès en appréciant le chemin parcouru.
Plutôt que se dire “je serai heureux lorsque j’aurai atteint tel objectif” (écart habituel), regarder en arrière et mesurer ce que nous avons déjà accompli (écart inverse).

Quatrième de couverture :          
Et  si nous osions enfin remettre en cause tout ce que nous croyons sur le  fonctionnement du monde – nos idées sur l’amour, le travail, la  parentalité, le sexe, l’argent… ? Ce livre nous apprend à penser comme  certains des plus grands esprits non-conformistes de notre époque tels  Elon Musk, Richard Branson et bien d’autres, de remettre en question, de  défier, de pirater et de créer de nouvelles règles afin de définir le  succès selon ses propres termes. Combinant la pensée informatique, la  théorie intégrale, la spiritualité moderne, la biologie évolutive et  l’humour, Vishen Lakhiani fournit un cadre révolutionnaire de 10 lois  pour avoir un esprit extraordinaire et nous permettre de donner du sens à  notre vie. Une fois que vous découvrirez le code, vous interrogerez vos  limites et réaliserez qu’il n’y en a pas.

La singularité en écriture

Depuis l’invention de l’écriture en Mésopotamie il y a 5000 ans (clin d’oeil à ceux qui ont lu ma nouvelle “Allo Socrate, ici Wondermum” et/ou aux parents qui redécouvrent de lointains souvenirs scolaires aux côtés de leurs enfants à l’occasion du confinement), on peut considérer que toutes les thématiques existantes ont été abordées en littérature.

Ce ne sont ni les idées principales ni les thèmes de votre roman qui lui confèrent son originalité. Nombre de best-sellers traitent de sujets mille fois abordés, et universels.

Ce qui va faire la singularité de votre livre est la façon dont vous allez vous emparer de cette thématique. Votre style, votre ton, l’agencement de vos phrases, votre poésie personnelle, vos personnages (qui, comme tout être humain, sont uniques), vos choix scénaristiques, les détails de votre univers, l’enchainement des événements et des rebondissements, votre façon de gérer le suspense…


En somme, l’étoffe dont vous êtes fait(e), transposée dans un roman.


Qu’en pensez-vous ?  Êtes-vous travaillé(e) par cette question de l’originalité, de la singularité ?

“Mon premier roman doit être parfait”

Êtes-vous avec l’idée que votre premier roman doit être parfait, totalement abouti ? Il s’agit là d’un écueil fréquent lorsque l’on débute.

J’ai mis plusieurs années à écrire mon premier roman, “La génération spontanée des grumeaux”.

La raison principale : j’étais trop perfectionniste. Je m’asseyais à mon bureau, j’écrivais deux phrases en une heure, que je retouchais ensuite quinze fois, insatisfaite de leur sonorité. J’avais aussi tendance à vouloir faire trop long, et je ne voyais pas le bout de mon manuscrit. Pour finir, j’imaginais qu’une fois ce roman achevé, je n’aurais plus d’idées, qu’il contiendrait la totalité de ce que je suis capable d’écrire.

Et puis, au début de l’année 2013, j’ai réalisé qu’à ce rythme, mon livre ne verrait jamais le jour ! J’ai pris le problème à bras le corps et décidé d’avancer en réfléchissant moins. Cinq mois plus tard, j’apposais le point final sur ce premier roman, grâce auquel j’ai obtenu la seconde place du Prix Nouveau Talent 2015 (éditions JC Lattès / Fondation Bouygues)

Bilan de l’expérience :

  • La perfection n’existe pas. Un texte a toujours des défauts. Un roman ne plaira jamais à tout le monde. Il plaira à vos lecteurs, ceux qui apprécient votre univers, et c’est déjà beaucoup.
  • Parfois certains paragraphes insatisfaisants à première vue peuvent être améliorés par de petites modifications. Ne réfléchissez pas trop pour écrire votre premier jet, et prenez le temps ensuite de corriger le texte à tête reposée.
  • Pour votre premier roman, faites court plutôt que long. Un roman court est plus vite terminé, plus vite relu. Nombre de romans à succès ne sont pas très longs, et certains lecteurs sont rebutés par les pavés. Un éditeur sera aussi plus enclin à se plonger dans un premier roman court que dans un livre-fleuve de 900 pages.
  • Pensez à la suite. Ce premier livre ne sera pas forcément un best-seller. Mais vous apprendrez à écrire en l’écrivant. Vous tirerez des enseignements de vos erreurs. Et, si vous l’ignorez, vous découvrirez que les idées appellent les idées et que l’inspiration ne connaît pas limite. Plus vous écrirez, plus vous aurez de facilités à écrire, vous bâtirez votre univers et vous augmenterez vos chances d’être publié(e).

Est-ce que ce que je vous dis là vous parle ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

Comment trouver un éditeur ?

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vais essayer d’apporter quelques éléments de réponse à une question que l’on me pose très souvent : comment trouver un éditeur ?

Ce ne sera pas exhaustif, mais je partage ici avec vous les grandes lignes de ce qui a fonctionné pour moi.

Le maître-mot, à mon avis, est la pluralité des abords. Le temps où l’on se contentait d’imprimer religieusement son manuscrit avant de l’envoyer à des maisons d’édition puis d’attendre, des mois durant, une réponse dans sa boîte aux lettres (réponse qui, pour certains éditeurs, n’arrive jamais), est révolu !

Vous pouvez, certes, poster des manuscrits papier si vous le souhaitez – et je vous le conseille, en tenant compte des lignes éditoriales – mais il est primordial de ne pas en rester là.

Je parle en connaissance de cause, puisque c’est ainsi que j’ai commencé : j’ai adressé une dizaine d’exemplaires de « La génération spontanée des grumeaux » à des éditeurs, et j’ai reçu en retour une liasse de lettres de refus, standards le plus souvent. L’une de ces réponses était encourageante, mais la satisfaction que j’en ai retirée était sans commune mesure avec celle éprouvée suite à ma participation au Prix Nouveau Talent.

J’en viens ici au premier axe : les concours d’écriture. Concours de nouvelles, concours de romans, vous avez l’embarras du choix.

Je peux vous parler ici de mon expérience : je n’imaginais pas combien les concours pouvaient être des ressources précieuses pour les aspirants écrivains, mais je l’ai découvert au fil de mon parcours. C’est le Prix Nouveau Talent qui m’a mis un pied à l’étrier. Même si j’ai terminé à la seconde place en 2015 (seule la lauréate, Clélie Avit, a été publiée), ce concours m’a donné confiance en ce que j’écrivais, il a fait office de première « carte de visite » en autoédition, il m’a permis de rencontrer des lecteurs, des auteurs – entre autres, le président du jury, Bruno Tessarech – et des éditeurs, notamment Laurent Laffont, des éditions Lattès. Je n’oublierai jamais ce moment où tous deux m’ont dit : « Continuez ! Ecrivez un second roman ! ».

C’est ensuite le concours de nouvelles « Sur un malentendu », organisé par les éditions J’ai Lu, qui m’a permis de trouver un éditeur pour « Plus que toute autre chose », alors qu’Albin Michel avait refusé ce manuscrit.

Vous n’aurez jamais connaissance par avance des retombées possibles d’un concours d’écriture pour votre future carrière, mais une chose est sûre : vous n’avez rien à perdre. Même si vous ne gagnez pas, vous aurez acquis de l’expérience, vous pourrez être fier(e) du travail accompli et votre réseau relationnel s’étoffera.

Le Mazarine Book Day, speed dating éditorial, constitue aussi une belle opportunité. Je vous recommande chaudement d’y participer, lorsqu’il sera de retour.

L’auto-édition me parait ensuite un passage incontournable. Autoéditer votre roman ne vous empêche pas de l’envoyer à des éditeurs par la poste, en parallèle. Ce sont deux démarches qui se complètent.

Vous pouvez choisir d’accorder l’exclusivité de votre texte à Amazon KDP (ce que j’ai fait, pour ma part), ce qui confère des avantages sur cette plateforme, ou bien diversifier les sites de publication numérique.

Voici quelques principes importants en auto-édition :
– Parler de votre livre à votre entourage dès le début, essayer d’obtenir quelques ventes initiales par ce biais-là. Cela semble facile à première vue, mais dans mon expérience, ce n’est pas si simple. Il faut vraiment expliquer à vos proches l’importance que ces premières ventes ont pour vous : ce sont elles qui font monter le livre dans les classements, permettant qu’il soit vu par un plus grand nombre de lecteurs.
Il faut aussi leur demander de poster un commentaire positif s’ils ont apprécié votre texte, car les lecteurs se basent là-dessus pour choisir votre livre (pas besoin d’avoir 50 commentaires dès le début, 2 ou 3 bons commentaires suffisent pour démarrer…).

– Si vous ne publiez que sur Amazon et pas sur d’autres plateformes, je vous conseille fortement de choisir l’exclusivité “KDP Select”, qui référence votre livre dans la bibliothèque d’emprunt pour les abonnés Kindle Unlimited. Chaque emprunt compte comme une vente et vous aide à monter dans les classements. Par ailleurs, si votre livre fait un bon démarrage, il peut être sélectionné par le service commercial de KDP pour une “Offre éclair du jour”, ce qui lui donne une grande visibilité (c’est Amazon qui vous contacte pour cela s’ils choisissent votre roman, mais il faut avoir choisi KDP select).

– Soignez la couverture, le titre et le résumé en quatrième de couverture. Il faut accrocher votre lecteur, susciter sa curiosité, lui donner envie d’en savoir plus.

– Il existe plein de blogs et de livres intéressants, notamment ceux de Jacques Vandroux, sur le sujet (« Grimpez vers le top 100 » est très exhaustif).

– Demandez à des blogueurs qui lisent de l’autoédition, dans le genre de votre roman, s’ils acceptent de consacrer une chronique à votre livre, en échange d’un exemplaire gratuit.
Une liste des blogueurs ouverts à l’autoédition :
http://alanspade.blogspot.fr/2016/01/la-liste-des-sites-et-blogs-ouverts.html

– Les réseaux sociaux peuvent être très utiles, si l’on dispose déjà d’un réseau, ou qu’on travaille à le créer en postant du contenu.


A propos de Librinova : Mon ami, l’auteur Paul Ivoire, est passé par Librinova pour son livre « à chacun son rêve » (il est édité chez Anne Carrière grâce à cela). C’est, à mon avis, une très bonne idée au vu de la croissance actuelle de cette agence. Si je démarrais ma carrière de zéro aujourd’hui, je pense que j’autoéditerais mon premier roman via Librinova, avec l’idée de souscrire à leur programme d’agent d’auteurs en cas de succès. C’est une option que je n’envisageais pas au début de mon parcours, mais à propos de laquelle j’ai changé d’avis. J’ai un agent littéraire (http://www.sfaal.fr/) depuis quelques mois, et je suis très heureuse d’avoir sauté le pas. Je pourrai vous en parler dans un prochain article si cela vous intéresse.

Lorsque masques, charges virales et autres flacons de gel hydroalcoolique ne seront plus que de mauvais souvenirs, n’hésitez pas à fréquenter des salons du livre. L’occasion de faire de belles rencontres, d’enrichir votre réseau.

Certaines maisons d’édition (notamment Fleuve, Michel Lafon…) disposent d’un service manuscrit en ligne ou par email. Vous pouvez ainsi soumettre facilement votre livre en quelques clics.

Et surtout : persévérez ! Continuez d’écrire ! Parfois le premier roman est un galop d’essai, le livre qui vous lance dans l’aventure même s’il n’est, au final, pas publié. Ce fut mon cas, avec « la génération spontanée des grumeaux ». En écrivant, vous acquérez de l’expérience. Vous développez votre style, votre technique narrative, vous vous améliorez. Construisez votre univers, cette ambiance qui vous est propre est que vos lecteurs recherchent lorsqu’ils ouvrent vos ouvrages.

Ne vous découragez pas. L’échec est partie prenante de la réussite. Là aussi, je parle en connaissance de cause, puisque j’ai essuyé pas mal de déconvenues : une seconde place au Prix Nouveau Talent 2015, l’annulation du Prix Nouveau Talent alors que je venais de passer 6 mois à écrire un roman pour ce concours (« le début des haricots »… qui s’est finalement vendu à 20.000 exemplaires sur Amazon), le refus de « Plus que toute autre chose » par Albin Michel, l’échec en phase finale du Mazarine Book Day, et j’en passe.

Ces difficultés peuvent se transmuer en opportunités. Elles sont toujours riches d’enseignements.

Pour aller plus loin, j’aime beaucoup ce qu’en dit David Laroche, il résume bien les choses à ce propos :

A regarder pour un petit shoot de motivation !

Voilà pour aujourd’hui !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, en commentaire, sur Facebook ou Instagram.

Quelle est votre expérience dans ce domaine, avez-vous d’autres pistes, des tuyaux sur le sujet ?

Quels autres thèmes voudriez-vous me voir aborder ?

À très bientôt !

Chemin d’écriture, 3ème épisode

Défi Instagram #jecrismonromanpendantleconfinement

Bonsoir à toutes et à tous,


Un nouveau petit point dans le cadre du défi “j’écris mon roman pendant le confinement”, à propos de la nouvelle (pour un recueil à paraître chez J’ai Lu) sur laquelle je planche ces temps-ci.

Après avoir réfléchi aux personnages, j’ai travaillé sur les lieux de l’histoire, fait des recherches géographiques à l’aide de cartes, de photos de paysage, de blogs sur la région concernée. J’ai aussi défini la fenêtre temporelle du récit : saison, date de début et de fin. Pour une nouvelle, la durée est en général plus contractée que pour un roman, ce qui est utile lorsque l’on cherche à respecter une contrainte de longueur.

Je dois pour ma part écrire un texte d’environ 70.000 caractères (espaces compris), et mon histoire se déroule sur une grosse semaine, ce qui me donne huit chapitres d’environ 9.000 caractères chacun. Mon plan est ainsi d’ores et déjà segmenté. Ce dernier n’est pas terminé, mais j’ai d’emblée commencé à rédiger le premier chapitre, parce que l’histoire m’appelait, et que j’avais envie de voir ce que cela donnait sur le papier. Dans mon expérience, la tonalité, la poésie, la coloration propres à chaque récit émergent au gré de l’écriture, elles ne sont pas totalement données a priori, je les découvre pour partie en écrivant. Pour vous donner un exemple, j’imaginais avant d’écrire « Plus que toute autre chose » que ce serait un roman au style très léger, et puis, en l’écrivant, il s’est par moments teinté d’une mélancolie que je n’avais pas vue venir.

C’est pour cette raison que j’aime bien commencer à composer le premier chapitre alors que le plan n’est pas tout à fait achevé. Je définis en détail l’architecture des premiers et des derniers chapitres, je sais d’où je pars, je sais où je vais, je connais les grandes étapes intermédiaires, et je peaufine en cours d’écriture l’espace entre l’amorce et l’arrivée.

Belle soirée, et bon courage à tous ceux qui participent au défi #jecrismonromanpendantleconfinement !

Challenge d’écriture de Marie Vareille #jecrismonromanpendantleconfinement

Deuxième étape : les personnages

J’espère que vous allez bien et que tout se passe au mieux pour celles et ceux qui participent au défi #jecrismonroman de @marie_vareille .

De mon côté, j’ai travaillé, ces derniers jours, sur les personnages de ma future nouvelle. Même constat que pour le thème du texte : plus le temps passe, plus j’écris, plus j’accorde de l’importance à ce travail initial.

À l’issue de cette réflexion d’amont, mes personnages me sont familiers, je connais leurs facettes, j’imagine plus aisément leurs réactions. L’écriture est plus facile lorsque le personnage a de l’épaisseur, et le roman gagne en cohérence.

J’utilise des fiches bristol, système que je trouve plus modulable qu’un cahier et plus pratique qu’un fichier informatique pour permettre une vision d’ensemble.

Pour créer un personnage, je commence par choisir un âge, un prénom et un nom (les tops des prénoms par année que l’on trouve sur Internet sont très utiles). Je le décris ensuite physiquement, et je choisis dans une banque d’images une photo cadrant avec cette description. On peut aussi faire le chemin inverse, en commençant par sélectionner une photo correspondant à l’idée que l’on se fait de ce personnage.

Je liste ensuite toutes sortes de caractéristiques, de la façon la plus exhaustive possible. Ceci peut englober, en vrac :

– le parcours scolaire du personnage, ses études, son travail, ses lieux de naissance et de vie, son territoire d’attachement,

– ses parents, sa fratrie, ses grands-parents, ses enfants, son arbre généalogique, les lois implicites de sa famille, la tonalité de son enfance, sa culture, sa classe sociale, ses choix politiques,

– son/sa partenaire actuel s’il/elle en a un(e), ses ex, ses premières amours, sa façon d’aimer

– ses valeurs, ses goûts, ses hobbies, ce qu’il déteste,

– ce qui le fait rêver, ce à quoi il aspire, son idéal de vie, ce dont il est fier, ce dont il a honte, ses blessures émotionnelles,

– son sommeil, son alimentation, son rapport au sport, à l’art, à la musique, à la technologie et aux réseaux sociaux…

Je peux écrire quelques paragraphes sur certains de ces sujets, lorsque des développements me paraissent nécessaires.

À l’aune de ma pratique de la psychothérapie, je me pose également des questions de gestalt-thérapeute 😉  : quel rapport à son corps ce personnage entretient-il ? Quelle est sa façon d’entrer en contact ? Que dirait-il de lui s’il devait se définir ? Comment s’y prend-il pour faire des choix, quelles sont ses introjections (les principes qu’il a intériorisés sans réflexion préalable), ses polarités, sa conscience de lui-même et de son histoire, ses projections… ?
Je réfléchis en parallèle aux interactions entre les personnages. 
J’utilise aussi de temps en temps, une ressource de développement personnel nommée “ennéagramme”. C’est un schéma auquel je n’adhère pas du tout en tant que thérapeute (trop enfermant, logique d’étiquettes posées sur les personnes), mais que je trouve potentiellement intéressant en matière d’écriture.
L’ennéagramme modélise neuf types de personnalité qui siéent souvent bien aux personnages de roman. Il m’arrive de mettre ces schémas à profit pour structurer un personnage secondaire aux traits de caractère marqués, tout en observant de quelle manière les trois pôles “passion/compulsion/vertu” de ce personnage secondaire télescopent les problématiques de mon héroïne. 

http://www.enneagramme.com/Theorie/9_desc.htm

Les 9 types de personnalités


Pour conclure, je pose les grandes lignes de l’état initial de mon personnage, ainsi que de son état final. Le passage de l’un à l’autre est l’enjeu du roman, puisque toute histoire se fonde sur une transformation : le héros affronte sa plus grande peur pour accéder à son plus vif désir. Comme le dit Eric-Emmanuel Schmitt, “un roman est d’abord une promesse”. Le lecteur s’interroge, attend quelque chose, et la gestion de cette attente détermine la tension narrative… mais c’est déjà là un autre sujet !
Sur ce, je souhaite de belles heures d’écriture à tous ceux et toutes celles qui participent au défi (n’hésitez pas à me laisser un commentaire au sujet de vos méthodes d’élaboration des personnages…).

A bientôt !

Fanny

Défi #jecrismonromanpendantleconfinement de Marie Vareille sur Instagram

Première étape : réflexion sur le thème

J’ai décidé de participer au challenge lancé par Marie Vareille sur Instagram : “j’écris mon roman pendant le confinement”, et de vous parler un peu ici de la façon dont je travaille en matière d’écriture. Je viens, en effet, tout juste de signer un nouveau contrat avec les éditions J’ai Lu pour une nouvelle à paraître dans un recueil féminin en 2021.

Pour initier ce défi, je réfléchis au plan de ma future nouvelle. Plus le temps passe, plus les romans se succèdent, plus je vois que j’ai besoin de consacrer du temps à cette phase de réflexion préalable, dont j’affine peu à peu la méthodologie (et bonne nouvelle pour tous les aspirants écrivains – ou mauvaise, c’est selon 😉 – c’est un processus qui ne connaît pas de fin).

Je commence en laissant mon imagination vagabonder sur le thème imposé pour ce recueil, thème vraiment enthousiasmant (et confidentiel 😁). Je note des idées en vrac, je vois ce qui émerge. J’utilise aussi les cartes mentales proposées par Anaël Verdier dans son ouvrage « Comment écrire un roman ». Ce sont de grandes feuilles format A3 sur lesquelles je note, sous forme d’arbre, mes centres d’intérêt pour l’une, et ce qui me déplaît, pour l’autre. J’alimente régulièrement ces cartes au gré de mes nouvelles idées, elles constituent un réservoir d’inspiration assez intéressant (essayez d’élaborer une carte « ce que je déteste », par exemple, vous verrez que c’est assez jouissif !)

Une remarque au passage, ces cartes mentales constituent également une jolie photographie de l’univers d’un auteur. Sur ma carte « centres d’intérêt » par exemple, j’ai mentionné la médecine, la psychothérapie, le développement personnel, etc. Et cet univers, c’est justement ce que vos lecteurs viennent chercher en vous lisant, les nuances particulières qui vous caractérisent.

Une fois mes idées listées, je fais le tri, je réfléchis à ce qui se dégage, au thème qui me met le plus en joie en ce moment (c’est un peu la technique « Marie Kondo » de l’écriture). Il constituera le cœur de ma nouvelle, sa colonne vertébrale.

Voilà pour aujourd’hui.

Prochaines étapes : les personnages et le plan !

Bonne soirée à tous et à toutes, bon courage à ceux qui écrivent, merci à @marievareille et à tous ceux qui participent à ce défi motivant !